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Comment sortir du cercle vicieux de l'auto-sabotage ?

Comment sortir du cercle vicieux de l’auto-sabotage ?

Dans notre quête constante de succès et de bonheur, nous rencontrons parfois un ennemi insidieux qui se cache à l’intérieur de nous-mêmes : l’auto-sabotage. Ce phénomène psychologique complexe peut se manifester de nombreuses manières, freinant notre progression, minant notre confiance en nous, et nous empêchant d’atteindre notre plein potentiel. Dans cet article approfondi, nous explorerons les divers aspects de l’auto-sabotage, des racines psychologiques profondes aux stratégies de guérison efficaces.

L’auto-sabotage, c’est quoi ?

L’auto-sabotage, c’est lorsque l’on met tout en place, de manière totalement inconsciente bien-sûr, pour saboter sa vie. L’auto-sabotage est un schéma de comportement paradoxal, suivant lequel nous nous empêchons inconsciemment d’atteindre nos objectifs, nos aspirations ou notre bonheur. C’est une manière de s’interdire de réussir sa vie par un mécanisme inconscient, en adoptant le masque d’arguments rationnels, dont nous sommes convaincus nous-mêmes.

L’auto-sabotage peut prendre des formes variées, telles que la procrastination, la peur du succès, la peur de l’échec, l’autocritique excessive, l’évitement des responsabilités, ou même des comportements autodestructeurs. Bien que ces comportements puissent sembler irrationnels à première vue, ils sont souvent enracinés dans notre subconscient, trouvant généralement leur source dans notre enfance ou notre adolescence.

Les origines de l’auto-sabotage

Pour comprendre l’auto-sabotage, il est crucial d’explorer ses origines. Souvent, ces comportements sont le produit de notre passé, façonnés par des expériences traumatiques, un modèle parental plus ou moins déviant, ou des croyances limitantes. Par exemple, un enfant qui a été réprimandé de manière excessive voir même humilié, peut intérioriser ces blâmes et développer une voix intérieure critique, qui persiste à l’âge adulte, sabordant ses propres efforts et réalisations.

Tout ce qui touche à la mauvaise construction de notre confiance et notre estime, durant notre enfance ou notre adolescence, peut être la source de l’auto-sabotage. Chaque parole ou évènement qui aura eu un impact négatif sur notre confiance en nous, chaque trauma du passé qui aura sapé notre estime de nous, sera une blessure, plus ou moins importante, qui pourra engendrer l’auto-sabotage à l’âge adulte.

Comment se manifeste l’auto-sabotage ?

L’auto-sabotage peut intervenir dans différents domaines de la vie :

Sur le plan personnel, il se manifestera par exemple sous l’une des formes suivantes : ne pas prendre le temps de faire des activités pour soi, comme faire de l’exercice ou voir des amis, éviter les choses qui sont amusantes ou relaxantes, s’insulter ou faire preuve d’une autocritique excessive. En résumé ne pas prendre soin de soi, ni se valoriser.

Sur le plan professionnel, se présenter en retard à un entretien d’embauche, remettre à plus tard une mission de travail, ou faire des commentaires qui nous attirerons immanquablement des ennuis avec nos collègues ou le patron, sont autant de signes d’auto-sabotage.

En amour, l’auto-sabotage sera par exemple de ne jamais faire le premier pas, ne pas répondre aux messages, ne pas s’engager avec la personne qu’on aime. Cela peut même aller jusqu’à appeler ses ex alors qu’on sait pertinemment qu’ils ne sont pas bons pour nous, dire “oui” à un plan d’un soir quand on veut une relation stable, ou même tromper un partenaire dont on est très amoureux.

L’auto-sabotage peut également concerner la santé. Manger des aliments dont nous savons qu’ils sont mauvais pour notre santé, ne pas prendre ses médicaments correctement, ne pas faire de contrôles ou d’examens réguliers, ignorer les signes de maladie. Il y a également le fait de fumer, de consommer des drogues ou de l’alcool de manière dangereuse, conduire en état d’ébriété, ou même se faire du mal physiquement, etc…

L’auto-sabotage peut parfois nous amener à nous conforter dans un rôle de victime, dont nous ne pouvons pas sortir car nous y trouvons finalement une forme de confort.

Les mécanismes psychologiques de l’auto-sabotage

Plusieurs mécanismes psychologiques mènent à l’auto-sabotage.

La peur de l’échec

La peur de l’échec est l’un des plus courants : la crainte de ne pas être à la hauteur ou de décevoir les autres, peut nous pousser à saboter nos propres efforts pour éviter le risque perçu de l’échec. Si nous n’essayons pas, nous ne pouvons pas échouer, nous pensons donc que nous “évitons” l’échec.

La peur de l’échec est une peur extrêmement répandue, que l’on traîne souvent depuis très longtemps, car elle nous est souvent transmise très jeune. En effet, des phrases courantes telles que « tu n’y arriveras jamais », « tu es un bon à rien », ou toute autre remarque désobligeante, castrent la confiance naissante des enfants dès qu’ils rentrent de l’école avec une mauvaise note, leur laissant une petite graine germer dans leur cerveau tout neuf, contenant l’information « Tu ne vaux rien, tu ne peux pas avoir confiance en toi » ! L’arbre qui en résultera à l’âge adulte sera rempli de branches pourries sur lesquelles on ne pourra pas s’appuyer solidement…

Mécanismes psychologiques de l'auto-sabotage

La peur du succès

La peur du succès peut également être un facteur, car atteindre nos objectifs peut entraîner des changements significatifs dans notre vie, ce qui peut être intimidant et déstabilisant. Parfois réussir sa vie professionnelle par exemple, peut entraîner de gros changements dans la vie.

Imaginons une personne avec des revenus très modestes qui d’un coup réussit et devient riche. Elle sera exposée à la jalousie, au jugement des autres, et cela aura un réel impact sur sa vie sociale. Est-ce qu’elle pourra garder les même ami.e.s ? Seront-ils assez tolérants pour accepter son nouveau train de vie sans la juger ? Le succès peut être effrayant, il représente l’inconnu, la sortie de sa zone de confort pour aller on ne sait où… Nous pouvons penser que nous ne le méritons pas, ou craindre de ne pas savoir comment le maintenir. Nous ne savons pas quoi en faire, nous ne savons pas comment le gérer ou comment les autres nous traiteront.

L’estime de soi ou la conscience erronée de sa propre valeur

L’auto-sabotage peut également être lié à l’estime de soi et à l’identité. Si nous ne nous voyons pas comme dignes de succès ou de bonheur, nous pouvons inconsciemment saboter nos efforts pour nous conformer à cette vision de nous-mêmes. Si nous pensons que nous ne méritons pas de bonnes choses, notre inconscient créera cette réalité pour nous conforter dans notre pensée. Une faible estime de soi peut nous faire penser que nous ne méritons pas le bonheur.

Si nous n’avons aucune conscience de notre valeur, pourquoi serions-nous dignes d’être heureux ? Si nous sommes habitués aux mauvais traitements, si nous avons été maltraités ou négligés, sans forcément parler de violence physique, mais simplement d’une éducation « à la dure » avec peu de place à l’écoute, à l’expression des émotions ou à toute forme de bienveillance, nous aurons développé une croyance limitante comme quoi nous ne méritons pas d’être heureux. Nous pourrons nous sentir habitués, parce que c’est le mal auquel nous sommes familiers. Encore une fois, changer cette « habitude » serait se confronter à une forme d’inconnu, et l’inconnu fait peur, il est effrayant, il ne donne pas envie d’y aller…

L’auto-préservation

Enfin, l’auto-sabotage peut servir de mécanisme d’auto-préservation : en sabordant nos propres efforts, nous évitons les risques et les incertitudes associés à la poursuite de nos objectifs. Nous ne sortons pas de notre zone de confort et restons « bien au chaud » dans ce que nous connaissons, même si nous nous en plaignons, et même si cela ne nous épanouit pas pleinement.

Toutes ces croyances limitantes prennent le contrôle sur nous et nos comportements, interférant dans nos actions et possibilités d’évolution ou de succès. L’auto-sabotage est une manifestation de toutes ces croyances basées sur des peurs qui se sont installées à un moment de notre vie et qui ont abouti à des échecs qui, au fil du temps, ont pris le dessus sur notre propre confiance en nous et la confiance en notre capacité de réussite.

Les signes de l’auto-sabotage

Reconnaître les signes de l’auto-sabotage est essentiel pour commencer à y remédier. En voici quelques-uns :

  • Une procrastination chronique : reporter sans cesse au lendemain ce que nous pourrions faire aujourd’hui. Si cela vous parle, je vous invite fortement à lire mon article sur la procrastination ici.
  • Des comportements d’évitement : en évitant des actions ou des situations, on soulagera temporairement un état ou une situation désagréable, en général une situation stressante, comme la peur de l’échec ou de la réussite. L’évitement vise essentiellement à éviter le sentiment d’anxiété.
  • Des choix de vie qui ne correspondent pas à nos aspirations profondes : en choisissant une personne non disponible pour notre prochaine histoire d’amour on est sûre dès le départ que ça ne marchera pas ! Pourtant…
  • Des schémas répétitifs : nous allons nous lancer dans un projet, mais ne jamais tout mettre en œuvre pour le mener à bien. Nous conforter dans notre échec, comme quoi nous sommes « un bon à rien », et ainsi conforter nos proches « toxiques », ceux qui ne croient pas et ne croirons jamais en nous, et recommencer un autre projet, qui ne verra pas non plus le jour…
  • Un perfectionnisme exacerbé : soit nous ne faisons pas parce que le résultat ne sera jamais à la hauteur de nos propres exigences ; soit nous faisons, mais les mauvaises excuses visant à prouver que nos actions ne sont pas encore assez bien se multiplient, retardant sans cesse l’aboutissement du projet.

Si nous nous retrouvons continuellement à saboter nos propres efforts ou à nous empêcher d’atteindre nos objectifs, il est important d’examiner de près ces schémas de comportement et leurs origines, pour pouvoir les guérir et emprunter enfin le chemin du bonheur et de l’épanouissement personnel.

Les conséquences de l’auto-sabotage

Les conséquences de l’auto-sabotage peuvent être dévastatrices, tant sur le plan émotionnel que pratique. Sur le plan émotionnel, cela peut entraîner une baisse de l’estime de soi, des sentiments de frustration et de déception, ainsi que des difficultés relationnelles. Sur le plan pratique, cela peut nuire à nos perspectives de carrière, à nos relations personnelles et à notre bien-être général. Et surtout la conséquence principale est de ne jamais trouver son bonheur, ne jamais être pleinement heureux et fier de sa vie. En comprenant les conséquences de l’auto-sabotage, nous pouvons être motivés à entreprendre le travail nécessaire pour y remédier.

Surmonter l’auto-sabotage

Surmonter l’auto-sabotage exige du temps, de la patience et un engagement envers le changement. Voici quelques stratégies qui peuvent nous aider dans ce processus :

Cultiver la conscience de soi

Prendre conscience de nos schémas de comportement et de pensée est la première étape pour les changer. En étant attentifs à nos réactions et motivations, nous pouvons commencer à identifier les schémas d’auto-sabotage et à comprendre leurs origines.

Challenger les croyances limitantes

Identifier et remettre en question les croyances limitantes qui alimentent l’auto-sabotage est essentiel pour favoriser le changement. En travaillant avec un thérapeute ou un coach, nous pouvons explorer ces croyances et nous en libérer. Une fois ces croyances déconditionnées, nous pourrons développer des alternatives plus positives et constructives.

Pratiquer l’auto-compassion

Apprendre à se traiter avec gentillesse et compréhension, plutôt que de se critiquer sans relâche, peut aider à contrer les schémas d’auto-sabotage. En cultivant l’auto-compassion, nous pouvons développer une relation plus aimante et soutenante avec nous-mêmes.

Fixer des objectifs réalistes

Éviter de se fixer des objectifs irréalistes qui peuvent déclencher l’auto-sabotage. En décomposant nos objectifs en étapes réalisables et en célébrant chaque petit succès en cours de parcours, nous pouvons renforcer notre confiance en nous et notre motivation.

Demander de l’aide

Parfois, il peut être difficile de surmonter l’auto-sabotage seul. N’hésitez pas à demander l’aide d’un thérapeute, d’un coach ou d’amis de confiance pour vous soutenir dans ce processus de guérison.

Conclusion

L’auto-sabotage peut être un ennemi redoutable sur le chemin de la réalisation de soi et du bonheur. Cependant, en comprenant ses origines, en reconnaissant les signes et en adoptant des stratégies pour y faire face, il est possible de surmonter ces schémas autodestructeurs et de s’épanouir pleinement dans la vie.

Alors EN ROUTE VERS LE BONHEUR !


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